Beauté, humeur, etc. J'assume. Depuis 2009.

Le retour en FIV

 

Attention les gens, ceci n’est pas un article beauté ! C’est un vidage de sac en bonne et due forme parce que ça fait du bien souvent.

 

 

Je voulais vous parler de ce week-end affreux.

Ce week-end où mon corps et mon esprit se sont ligués pour me jouer un tour pendable.

 

Comme vous le savez, ou peut-être pas, chéri et moi nous sommes en essais bébés depuis la préhistoire, et  nous avons franchi le seuil d’une clinique PMA l’année dernière.

On y est allés la fleur au fusil, le sourire aux lèvres, on ne savait pas trop ce qui nous y attendait mais on s’en foutait. Il n’y a pas d’autres alternatives pour nous, on allait faire ce qu’il fallait sans se poser de question.

Tout ça, c’était avant qu’on annonce un cancer à mon homme. Avant qu’on nous ne soyons renvoyés sans autre forme de procès, dans nos pénates, avec nos doutes, nos envies brisées, et 30 euros en moins pour juste nous annoncer « on arrête ». Avant que nous ne réalisions que cet enfant, non seulement nous ne pourrions pas le faire seuls, mais qu’en plus, on ne pouvait même décider de quand. Cet enfant, ce n’était plus NOTRE affaire, mais celle des médecins.

Alors chéri est allé se faire opérer, chéri a pris ses médicaments, chéri s’est fait regarder sous toutes les coutures, dedans, dehors, chéri à fait sa chimiothérapie et chéri est guéri et totalement remis. Depuis Août.

On aurait pu reprendre le téléphone en Septembre, appeler la clinique et dire coucou c’est encore nous !

On ne l’a pas fait. Ni en Septembre, ni en Octobre, ni jusqu’à Lundi dernier.

Parce qu’on est partis en voyage de noces, parce qu’on a eu envie d’oublier un peu tout ça, tout ce stress, ces angoisses, cette souffrance aussi. On est partis en voyage, on a laissé passé les fêtes tranquillement, et puis là fin Janvier, je change de régime de sécu donc il fallait attendre aussi.

Sauf qu’en février, j’aurai sans doute trouvé une excuse suffisamment valable pour repousser encore. Et en Mars, en Avril, en Mai, etc etc.

Parce que se relancer là-dedans est une des choses les plus dures du monde. Non pas que nous n’avons plus envie d’un bébé, non non non… mais je crois bien que l’ombre de ce cancer est encore bel et bien sur nous et la peur qu’on m’annonce à nouveau une terrible nouvelle omniprésente. Ce qui a également exacerbé la trouille de l’échec que tous les couples en PMA connaissent si bien… et dont je n’avais aucune conscience l’année dernière.

 

Et bien comme je vous le disais, mon corps et mon esprit m’ont collé un grand coup de pied au cul ce week-end.

Je n’ai pas des cycles extrêmement réguliers. Parfois oui, souvent non, entre 30 et 50 jours, ça dépend du bon vouloir de mes ovaires quoi. J’ai des règles particulièrement douloureuses en J1, et toujours ces petites douleurs annonciatrices assorties du célèbre SPM qui me donne envie de bouffer des gens et de fouetter des chatons.

Et la semaine dernière, j’avais mal au ventre, un peu comme du SPM mais pas tout à fait. Et puis je sortais de deux cycles réguliers et là j’étais de nouveau à la bourre. J’avais mal, et les anglais ne débarquaient pas. un jour, deux jours… quatre… cinq. Je sais pertinemment que tomber enceinte naturellement pour moi c’est équivalent pour vous de gagner au loto. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai été prise d’un doute, d’un espoir fou, et de plus en plus de symptômes inhabituels.

J’ai passer le week-end à psychoter et à compulser tous les sites de femmes enceintes du monde. J’ai fini par dire au chéri que je pétais un câble, qu’il fallait que j’achète un test et pourtant je savais très bien aussi qu’il serait négatif.

Le lundi matin, après une nuit de trois heures, j’avais des nausées et le dégoût des odeurs en plus d’un mal de crâne lancinant.

J’ai acheté mon test. Je savais qu’il serait négatif.

J’ai fait mon test.

Il était négatif.

J’ai chialé.

J’ai pris mon téléphone, j’ai appelé la clinique, j’ai pris rendez-vous, j’ai raccroché.

Plus de mal de tête, plus de nausées, plus rien (ou presque hein, j’attends toujours mon J1 avec le même mal de bide, mais je sais pourquoi).

 

Mon esprit a dit à mon corps « avant qu’elle nous trouve de nouvelles excuses, on va lui jouer un tour de merde, et elle va y retourner, à la clinique ! ».

 

Et on y retourne, le 10 Février.

J’en suis malade, j’avoue. Dans un état d’esprit complètement différent de la première fois. Même si je sais qu’une fois relancée dans les rendez-vous et les traitements, ça ira beaucoup mieux. Mais là j’ai vraiment du mal à me remettre de mon week-end en fait.

 

Bref, nous sommes de retour en FIV.

 



15 thoughts on “Le retour en FIV”

  • Beaucoup de courage dans cette nouvelle étape.
    Parfois on s’accroche, même en sachant qu’on a tord …
    Que ce prochain rendez-vous soit le début d’une nouvelle vie pour ton mari et toi. Je suis de tout coeur avec toi.

    <3

  • Tu sais a quel point je te souhaite la réussite de ce projet… Je t’embrasse et surtout, n’oublie pas que l’amour est le plus fort et que toi et ton homme vous n’en manquez pas

  • Toujours écouter son corps.. L’esprit a cette capacité étrange à masquer et rendre sourd à beaucoup de choses …. Et bravo à ton corps car même si il t’a fait pleuré, il t’a aussi poussé à (re)commencer une nouvelle aventure et redonné un nouvel espoir. Nouvelle année, qui sera magnifique j’en reste convaincue.. Bref tu as tout mon soutien, je suis là si tu as besoin de n’importe quoi <3 et je croise les doigts pour ton homme et toi <3

  • Je suis très émue par ton article… Je ne peux pas imaginer que cela ne fonctionne pas. Je t’assure, je le vois ce bébé. Je vous envoie toute ma force pour vous accrocher ! Je vous embrasse

  • Je suivais ton blog il y a très longtemps et je ne savais pas tout ce que tu as pu traverser. Je te souhaite beaucoup de courage encore, car il t’en faudra pour traverser ses nouvelles épreuves, et surtout, beaucoup de bonheur.

  • Coucou , désolée j’arrive encore une fois à la bourre pfff …
    Je suis moi aussi touchée par ton article .Je vous souhaite plein de courage et je vois que vous en avez chéri et toi 😉 Une FIV est jamais facile c’est sûr mais j’espère sincèrement que vous pourrez apprécier trés vite l’oubli de ces galères en serrant trés fort votre mini vous 😉

  • coucou, je suis vraiment très émue par ton article… diverses émotions mais vraiment partagée parce que je ne sais que te dire à part de persévérer car il n’y a pas de raison et puis au fond il y a des tas de solutions … je suis surtout partagée car avec tout ce que tu as vécu et ce que tu nous fais vivre dans cet article, je te et je vous trouve déjà tellement courageux… je ne sais pas quels sont les bons mots, ni même si il y en… j’ai une amie dans le même cas que vous, deux ans d’essais et elle désespère… au final j’ai quand même des preuves d’espoir autour de moi que j’ai envie de te faire partager… un couple qui a essayé pendant cinq ans, FIV etc… et au final ils ont eu une petite fille… et ben tu sais quoi, après ils n’ont plus essayé sachant toute la galère qu’ils avaient eu pour la première… et un an et quelques après elle attendait un petit garçon… je te dis pas ça pour te donner envie mais pour te dire que rien n’est jamais écrit… si ça se trouve vous galérez à mort maintenant mais plus tard vous serez heureux… et honnetement je vous le souhaite de tout coeur

  • Je t’envoie plein d’ondes positives et je croise très fort tous les doigts!
    Et puis exceptionnellement je me permets un calin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *