Beauté, humeur, etc. J'assume. Depuis 2009.

PPDP (10) : Quand ça veut pas…

 

Parfois, je vais bien, c’est trop la fête, je suis super motivée, pleine d’entrain et d’espoir…

Et parfois, je suis fatiguée, usée, résignée : rien ne se passera jamais comme il le faudra.

Et j’ai beau faire de l’humour, prendre un air de fille que rien n’atteint, dire que « il faut ce qu’il faut ! », je suis vite rattrapée par des taux d’hormones soit affolants, soit digne de la ménopause. Dans les deux cas, ça ne me va pas bien. Fatigue, bouffées de chaleur… je suis capable de me mettre à chialer au rayon fruit et légumes du carrefour parce que bordel, la dernière fois y’avait des choux romanesco et que là, y’en a pas !

Bref il faut bien le dire, ça ne va pas fort !

Et pourtant tout avait si bien commencé : une bonne réponse au traitement, des ovocytes qui poussaient harmonieusement. Le rêve. Enfin si se faire piquer tous les soirs peut faire rêver bien sûr.

Et puis 4 jours avant la ponction BIM DANS TA FACE : c’est ton utérus qui s’est rebellé. La preuve qu’il peut ne pas rester désespérément vide, ce salopard présente une image de polype suspect, confirmée deux jours plus tard.

noooon

Ouais… aussi…

Et au lieu de faire la ponction, tu vois le chirurgien pour programmer une hystéroscopie opératoire, parce que celle là on te l’avais encore jamais faite et que oui, il y n’y avait pas encore eu assez de gens pour te regarder le dedans de toi.

Cool.

Et au passage ces salops d’anesthésistes, que tu as vu deux semaines avant pour la ponction que tu ne feras pas, et qui travaillent activement pour combler le déficit de la sécu, t’expliquent qu’il va falloir revenir parce que c’est pas la même opération.

BLAGUE.

Tu vas te taper tes 60 bornes, gâcher une demi-journée, pour qu’on te pose les mêmes putain de question, pour une anesthésie qui dure exactement pareil, signer ton chèque, recevoir le même devis de dépassement d’honoraires et refaire tes 60 bornes pour rentrer.

Pour couronner le tout tu es quand même allé au bout de ta stimulation avec ta dose de gonal de cheval, et on te fait déclencher l’ovulation quand même.

Ta dizaine d’ovocytes, aux chiottes. Parce qu’en France, on les congèle pas, sauf si t’as un cancer. Donc c’est environ 1000 euros de traitements et de consultations sur lesquelles tu fais pipi pour parler gentiment. Et il y aura toujours des gens pour penser que tu fais un caprice.

Et en plus, pondre 10 oeufs à la fois ça fait mal nom d’un chien !

 

Donc.

Decapeptyl le 16/10.

Opération le 27/10

Entre temps, une lichette de duphaston, un rdv chez les voleurs les anesthésistes, un test de grossesse très ironique mais c’est comme ça, encore deux boites de gonal et une d’ovitrelle au frigo…

oui vous êtes en droit de vous interroger : si on arrive un jour à le faire, ce bébé, est-ce qu’on est certains de réussir à ne pas lui en vouloir à mort ?

Mais oui mais oui. C’est juste qu’il aura jamais d’argent de poche et qu’il sera privé de sortie jusqu’à ses 40 piges 😉

 

Mais heureusement, j’ai un chaton 😉

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Coeur sur vos pensées…



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